VIOLENCES A L’ASSEMBLEE NATIONALE Plainte contre Amy Ndiaye Gniby

 VIOLENCES A L’ASSEMBLEE NATIONALE  Plainte contre Amy Ndiaye Gniby

Les députés Massata Samb et Mamadou Ninag (PUR) ont déposé une plainte contre leur collègue Amy Ndiaye Gniby pour injures publiques, violence et voies de faite, pour coups et blessures volontaires.

 

La bataille qui a éclaté à l’hémicycle ne semble pas avoir épargné les députés proches de Serigne Moudtapha Sy. Massata Samb a une indisponibilité temporaire de travail de 21 jours et Mamadou Niang qui s’est retrouvé avec 8 jours, renseigne-t-on.

Pour rappel, Amy Ndiaye, membre de la coalition Benno Bokk Yakaar avait tenu, dans l’hémicycle, des propos jugés irrespectueux à l’endroit du chef religieux et homme politique Serigne Moustapha Sy. Suite à quoi, elle a fait l’objet d’attaque physique dans la même l’Assemblée.

 

Scénario catastrophe pour l’opposition

Plainte contre plainte ! C’est ce à quoi nous sommes en train d’assister entre les deux camps qui se rejettent la responsabilité des hideuses scènes de violences à l’Assemblée Nationale. Quoi qu’il en soit, le Gp craint un scénario catastrophe pour l’opposition parlementaire dont les députés incriminés pourraient tomber sous le coup de l’article 61 de la Constitution et de la jurisprudence Khalifa Sall. « Dans l’exercice de ses fonctions. Aucun membre « de l’Assemblée nationale » ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté, en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie. Le membre de l’Assemblée nationale ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du bureau de l’assemblée dont il fait partie, sauf en cas de crime ou de délit flagrant tel que prévu par l’alinéa précédent ou de condamnation pénale définitive. La poursuite d’un membre « de l’Assemblée nationale » ou sa détention du fait de cette poursuite est suspendue si l’assemblée dont il fait partie le requiert. Le membre « de l’Assemblée nationale » qui fait l’objet d’une condamnation pénale définitive est radié de la liste des parlementaires sur demande du Ministre de la Justice », stipule ledit texte de la loi fondamentale. Ça veut dire que si la partie civile, le député Amy Ndiaye Gniby, initiatrice de la première plainte, parvient à établir l’existence de la flagrance et obtienne condamnation, l’opposition verra ces deux députés radiés de la liste des parlementaire du Sénégal. Ce, dès que la condamnation devient définitive. Il faut dire que ce scénario est aussi valable pour le camp des députés accusés. Ils peuvent parvenir au même résultat et obtenir la radiation de Amy Ndiaye Gniby. Seulement, il sera plus difficile d’asseoir la thèse d’une femme enceinte, bourreau de deux hommes qu’on a filmé marcher vers elle pour lui donner des coups.

 

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